fbpx

Les 5 mythes sur les chats

On a beau vivre sous le même toit que son chat, il y a énormément d’éléments que l’on ignore sur lui. De même, au moment d’adopter un chat, on se rend compte que de nombreuses croyances subsistent. Le plus souvent à tort…
L’équipe Kibbs les a regroupées et décomposées en 5 mythes sur les chats pour que vous puissiez démêler plus facilement le vrai du faux. Et par la même occasion, vous poser les bonnes questions avant d’adopter un chat.

Avant de commencer :

Il est vrai que l’on se pose de nombreuses questions sur nos félins. Que la maison abrite un ou plusieurs chats, ou pas d’ailleurs. Mais bien souvent, on se les pose trop tard. C’est-à-dire lorsque que notre chat adopte un comportement qui nous gêne, voire qui devient pour nous invivable. Nous pensons bien faire en se basant sur des croyances qui sont généralement erronées…

Tout simplement parce que ces croyances viennent de personnes de notre entourage, la famille, les amis, les collègues, qui semblent si sûrs d’eux. Pour peu que sur internet ou sur les réseaux sociaux on constate le même raisonnement, nous aurons tendance à nous fier à ces informations. Et, de ce fait, à les catégoriser en tant que vérités. Ce sera alors à notre tour de véhiculer notre savoir en donnant des conseils à d’autres individus. C’est donc ainsi que ces mythes sont encore transmis et qu’ils comptent autant d’adeptes.

Cependant, majorité n’est pas toujours synonyme de véracité. En effet, les informations fusent aujourd’hui et se répandent de plus en plus rapidement, grâce à internet notamment. Il est pourtant nécessaire de vérifier la source de ces informations pour éviter de créer de fausses rumeurs. Nous avons la chance d’avoir accès à un immense océan de données. En particulier à des données scientifiques qui nous permettent de mieux comprendre les animaux. Il est indéniable que nous avons davantage de recul sur certaines espèces telles que nos animaux de compagnie. C’est donc l’occasion d’en apprendre plus sur nos chats et de vérifier tous les mythes que l’on raconte à leur sujet, qu’en pensez-vous ?

Découvrez dans cet article les 5 mythes les plus répandus sur les chats. Ceux auxquels nous croyons dur comme fer tant qu’on ne nous a pas prouvé le contraire ⬇️.

Mythe #1 : Les chats ont besoin de la compagnie d’autres chats

Contrairement à ce que l’on pense, un chat n’a pas besoin de la compagnie de ses congénères pour être heureux. Et oui ! Être seul avec vous lui plaît davantage. De nombreux parents de chats font pourtant cette erreur. Ce qui leur vaut parfois des bonnes mais aussi de très mauvaises surprises. Surtout en matière de comportement.

L’erreur est humaine

En même temps, qui ne s’est pas un jour posé la question : quand je pars au travail et qu’il reste seul toute la journée, ne s’ennuie t-il pas ? À cela notre instinct humain nous confirme qu’adopter un autre chat ou même un chien pourrait lui être agréable. De cette manière, il pourrait s’amuser en notre absence et serait plus heureux de partager des aventures avec un autre compagnon à quatre pattes.

C’est tout là notre erreur. Nous réfléchissons en tant qu’humains, avec notre point de vue, notre logique et notre vision du monde. Cependant, les chats sont différents de nous. Ils n’ont pas le même fonctionnement et encore moins la même vision du monde qui les entoure. Ils ne souffrent pas de solitude s’ils n’ont pas contact avec d’autres chats.

Une majorité de familles ont plus de deux chats en France. Une autre des raisons pour lesquelles il y a plus d’un félin par foyer est le sauvetage. Il est plus courant qu’un chat arrive dans nos vies par surprise. Ce qui n’est par exemple plus rare pour les chiens, où il s’agit plutôt d’un choix. En effet, de nombreux chats et chatons abandonnés sont souvent recueillis au hasard, blessés ou amaigris, par des particuliers.

Notamment à cause du manque de stérilisation et de castration des chats. Il faut savoir tout d’abord que les chattes peuvent être en moyenne 2 à 3 fois en chaleur dans l’année. Le plus souvent les chaleurs ont lieu au printemps et à la fin de l’été. Les mâles quant à eux peuvent procréer toute l’année. Les chattes peuvent avoir entre 3 et 4 portées au cours d’une année. Sachant qu’une chatte peut donner la vie à un voire 8 chatons par portées. Nous vous laissons imaginer la raison pour laquelle les refuges et les associations regorgent, entre autres, de chats. Quand ils ne sont pas retrouvés écrasés au bord de la route, noyés, jetés à la poubelle, tués ou coincés dans des pièges de chasseurs 😥.

Les chats, des animaux solitaires

Tout d’abord, il faut savoir que les chats sont des animaux solitaires, qu’ils soient sauvages ou domestiques. En effet, ils ont conservé ce trait de caractère de leur ancêtre. Ils n’aiment pas partager leurs ressources clefs (gamelles, litière, espace de repos,…). C’est d’ailleurs ce qui conduit généralement à des problèmes de comportement (agressivité, fuite, marquages intempestifs de territoire partout dans la maison, …) et à des bagarres dans un même foyer. En particulier lorsqu’un chat a été longtemps seul avec son propriétaire et a développé un lien fort avec celui-ci.

La présence d’autres chats peut aussi créer un stress énorme pour un chat. Surtout si l’espace partagé n’est pas assez grand pour qu’il puisse les éviter. Ce stress peut amener votre chat à se goinfrer ou à ne plus s’alimenter, à dormir sans cesse, à uriner dans la maison ou encore à détruire tout votre mobilier. À travers ces (pas si) subtiles actions, votre félin cherche simplement à vous communiquer son mal-être.

Pour autant, cela ne signifie pas que si vous possédez plus de 2 chats, ils sont automatiquement malheureux et se détestent. Ils peuvent créer, malgré tout, un lien social. Ce qui ne garantit pas une entente sans faille. Disons qu’ils se tolèrent et qu’ils cohabitent.

Comment faire pour avoir malgré tout une harmonie entre ses chats à la maison ?

Si vous êtes un(e) amoureux(se) inconditionnel(le) des chats et que vous souhaitez rendre plusieurs félins heureux à la fois, nous vous recommandons d’adopter plusieurs chatons d’une même portée. Et, de préférence, de choisir ceux qui semblent le plus s’entendre, jouer, dormir ensemble. Cependant, ces indicateurs ne sont pas figés. Ils ne sont en rien la garantie d’une entente éternelle entre vos félins.

Vous pouvez aussi adopter des chatons d’une portée différente, ou un chien. Si vous les habituez dès leur plus jeune âge à vivre ensemble, il y aura plus de chances pour qu’ils développent un lien social. Voire même une amitié forte. On vous rassure, oui cela existe ! 😉

Pour mettre toutes les chances de votre côté, nous vous recommandons de bien penser l’environnement dans lequel vont évoluer vos animaux.

C’est-à-dire d’acheter, de vider et de nettoyer plusieurs litières (en fonction du nombre de chats dans la maison) régulièrement. Mais aussi de disposer les maisons de toilette dans des endroits calmes et isolés. Généralement, pour un chat il faut une à deux litières. Pour 2 chats, il est conseillé d’en avoir trois et ainsi de suite. Pour vous repérer plus facilement, sachez que le nombre de litières équivaut au nombre de chats dont vous êtes l’heureux colocataire +1.

L’espace nourriture et boisson doit être bien distinct. Chacun de vos chats doit par exemple avoir sa propre gamelle d’eau et de nourriture. L’eau doit si possible à la fois se trouver loin de la gamelle de croquettes et de la litière. Et bien sûr, être quotidiennement changée pour garantir sa fraîcheur. Par ailleurs, l’entretien et le choix des matériaux des gamelles est aussi primordial pour assurer le bien-être de vos chats.


👉 Nous vous conseillons une fontaine à eau pour garantir la bonne hydratation de votre animal


Les griffoirs ou les endroits pour se reposer et se cacher doivent aussi être nombreux et suffisamment éloignés les uns des autres. Les chats évitent par définition le conflit et les bagarres s’ils le peuvent. Sauf s’ils sont confrontés sans arrêt à la source de leur énervement ou de leur stress. Leur assurer un maximum de tranquillité est très important.

En d’autres termes, chaque chat doit avoir facilement accès à ses propres ressources et à son espace. Autrement, il se peut qu’il y ait conflit. Les chats sont très attachés à leur territoire. C’est pourquoi, il est nécessaire qu’ils puissent avoir des endroits dans lesquels ils peuvent facilement s’isoler.

Mythe #2 : Les chats ont une hiérarchie qui se fonde sur la dominance

Quand plusieurs chats font partie d’un même foyer, il nous arrive parfois de penser en observant leur comportement que l’un d’entre eux est dominant parce qu’il montre des signes d’agressivité envers les autres. On peut également dire cela d’un chat qui semble être la terreur du quartier. Pourtant, comme nous l’avons vu précédemment, les chats sont des animaux solitaires. À partir de ce constat, on comprend vite que toute notion de dominance est impossible à déduire étant donné qu’ils ne vivent pas en groupe. Nos félins ont simplement développé une capacité à coopérer dans certains cas. Par exemple pendant le moment des repas.

En réalité, ce que l’on prend pour de la « dominance » n’est autre que le reflet d’un mal-être chez un chat. En effet, cela peut être dû par exemple à une incompatibilité sociale. Chaque félin est unique et a son propre caractère. Dès lors, entre plusieurs chats dans un foyer, il se peut que certains caractères ne soient absolument pas compatibles.
Aussi, la cause de ce comportement peut être une frustration, de l’anxiété ou un stress trop important pour le chat. Prenez garde, cela peut aussi cacher un problème de santé. Notamment si le comportement de votre petit compagnon a subitement changé ces derniers temps.

Dès lors, la terreur du quartier que nous avons évoqué tout à l’heure, est tout simplement un animal qui est soumis à un stress très important ou à une incapacité de satisfaire ses besoins naturels fondamentaux. Effectivement, il se peut que ce chat ne soit pas heureux avec son ou ses propriétaire(s). Sans évoquer la maltraitance, cela peut parfois être le résultat d’une mauvaise communication entre le chat et sa famille. Plus généralement, cela peut être lié à une incompréhension des 5 besoins fondamentaux du chat, à savoir :

  • Fournir une nourriture adaptée aux besoins nutritionnels du chat
  • Protéger son chat contre les maladies, les risques (santé et identification) ainsi que les dangers
  • Offrir et garantir la chaleur d’un foyer tout au long de sa vie
  • Aménager un environnement adapté à ses besoins (emplacements des gamelles, de la litière, des griffoirs, des endroits pour se cacher et pour se reposer)
  • Assurer des activités physiques et intellectuelles (stimulations physiques et mentales) régulières {a minima 30 minutes par jour}

Finalement, il essaye simplement de se soulager, de se débarrasser de ces émotions qui lui pèsent. En plus de cela, il peut aussi souffrir d’une blessure ou d’une maladie. D’où cette agressivité que vous constatez avec vos yeux d’humain. Alors, vous le regardez déjà différemment ce minou, n’est-ce pas ?

chat en colère

Cependant, si vous observez cette situation chez vous, cherchez à comprendre la source de ce comportement. Veillez à bien remplir les 5 besoins essentiels de vos chats. Et ce, pour chacun d’entre eux, individuellement. Référez-vous également aux conseils d’aménagement de leur environnement énoncés ci-dessus (gamelles, litières, griffoirs, coins pour se cacher et dormir en toute sérénité,…). Prenez le temps de bien examiner toutes les causes possibles pour les éliminer au fur et à mesure. Vous pourrez ainsi par déduction trouver la source du mal-être de vos chats et les rendre plus heureux.


N’est-ce pas ce que l’on recherche tous, après tout, leur bonheur ? 😉

Mythe #3 : Les chats sont sournois et imprévisibles

Qui ne s’est pas déjà fait mordre ou griffer subitement en pleine séance de câlins avec son chat ? Ce n’est pas très agréable avouons-le. On se demande ce que l’on a bien pu faire de mal ou plus sérieusement si notre chat n’est pas bipolaire. À en juger par le nombre de personnes qui ont déjà vécu cette situation, on finit par en déduire que « les chats sont comme cela, imprévisibles ». Pire encore pour ceux qui n’affectionnent pas particulièrement les chats et qui les qualifient d’animaux sournois et fourbes.

Saviez-vous que nos chats nous laissent des tas de signaux, aussi subtils soient-ils, avant de passer à la morsure ou aux griffures ? Certains chats sont en effet plus explicites que d’autres. Pourtant, tous les chats nous communiquent ces signaux pour que l’on arrête de les caresser. Cependant, il nous arrive souvent de les louper … Surtout quand on ne les connaît pas. Mais alors, quels sont ces alertes que nous envoient nos félins pour nous dire stop ?

Pourquoi les chats fuient-ils en plein moment câlin ?

Il est avéré que les chats ont encore de solides habitudes liées à leurs ancêtres sauvages. Cela est en partie dû au fait que leur domestication est intervenue bien plus longtemps après celle des chiens par exemple. Certains réflexes sont dès lors toujours ancrés dans nos petits félins.

Lorsque l’on caresse ou câline un chat, celui-ci est tiraillé entre deux émotions. Il a, d’une part, envie de se détendre et de se laisser aller dans vos bras. Et, d’autre part, il se sent vulnérable face à un danger potentiel qui pourrait apparaître à tout moment. Son instinct de survie lui dicte alors de fuir. C’est pourquoi votre chat peut paniquer et filer d’une minute à l’autre en plein moment de détente. Ne le prenez donc pas personnellement. Il vous aime éperdument et se sent bien auprès de vous. Il ne peut simplement pas lutter contre son instinct de survie et son côté prévoyant.

Certains chats ressentent davantage ce conflit d’émotions que d’autres. Cela dépendra en partie du caractère et du degré de tolérance pour le contact avec les humains que votre chat possède. Il arrive que certains félins affectionnent particulièrement le contact alors que d’autres l’éviteront avec plaisir. Tout est une affaire de préférences !

chat qui renifle

Attention, cela n’a aucun lien direct avec l’affection qu’il vous porte. Ce n’est pas parce qu’un chat n’apprécie pas le contact humain (être pris dans les bras, les caresses et câlins) qu’il ne vous aime pas. Pour faire simple, on peut comparer cette situation avec des individus qui ne sont pas tactiles.
Qui plus est, votre chat peut vous montrer de nombreuses différentes façons qu’il vous aime, entre autres en vous montrant son arrière train. Étrange manière de manifester son affection d’un point de vue humain, n’est-ce pas ?

Les principaux avertissements de l’agacement chez le chat

⚠️
Avant toute chose, un chat n’est pas un chien. Il a son propre fonctionnement et envoie de ce fait, ses propres avertissements.

Lorsque vous caressez votre chat, regardez-le attentivement. S’il vient quémander des caresses, il demande par la même occasion toute votre attention. C’est la raison pour laquelle il se poste toujours au milieu de ce que vous faites d’ailleurs. Le chat qui marche sur votre clavier d’ordinateur, qui s’allonge sur votre livre de mots croisés, qui donne un coup de patte dans votre téléphone pour s’assurer d’être au centre de vos préoccupations, vous connaissez pas vrai ?

Ainsi, vous commencez à le câliner car, bien sûr vous non plus ne pouvez pas résister à ce petit être attendrissant (nous non plus!). La prochaine fois que vous le caressez, observez bien sa gestuelle. Dès que vous remarquez que votre chat s’arrête de ronronner et commence à remuer sa queue de gauche à droite, arrêtez immédiatement de le toucher. En effet, le chat va, en général, commencer par remuer doucement sa queue, d’un côté, puis de l’autre. Puis, il accélèrera le mouvement jusqu’à ce que sa queue frappe ou fouette le canapé pour vous signaler que cela lui suffit.
Votre chat va aussi se raidir si vous ne semblez toujours pas comprendre sa demande. Il peut aussi se décaler légèrement pour tenter de vous esquiver.

En plus de cet indicateur, fiez-vous à la grosseur de sa pupille si vous la voyez. Celle-ci se dilate quand il se prépare à vous stopper en utilisant la manière forte. La dilatation est progressive, c’est pourquoi il faut être bien attentif. Du reste, si votre chat est de dos c’est tout de suite plus compliqué !

Certains chats bougent également leurs oreilles, leurs moustaches ou encore poussent votre main avec leurs pattes pour vous faire comprendre qu’ils n’ont plus envie d’être caressés. Ce type d’avertissements est cependant plus subtil que ceux indiqués précédemment, et qui ne trompent jamais. C’est pourquoi nous vous recommandons en priorité d’observer les yeux et la queue de votre chat.

🤔 Cependant, si votre chat réagit brutalement au toucher d’une zone en particulier, cela peut être dû à une douleur ou à un problème de santé plus grave. À vérifier si cela se reproduit souvent auprès du professionnel qui suit la santé de votre félin.

Maintenant que vous savez décoder les principaux signes d’agacement chez votre chat, vous pouvez anticiper certaines de ses actions. Plus besoin d’avoir recours aux griffures et aux morsures pour vous arrêter. Quel soulagement pour votre chat qui se sentira mieux compris !


Cet article vous plaît ? Ne manquez plus aucun de nos contenus ! ⬇️

Quoi qu’il en soit, respectez toujours la volonté de votre chat, apprenez plus généralement à décrypter ses actions. Et non pas avec votre logique humaine, mais bien avec celle qui est propre aux félins. Car ses mouvements, son attitude, son regard, ses miaulements sont ses seuls moyens pour entrer en communication avec vous. Et comme vous le savez, la communication est la base de toute relation saine. C’est donc l’occasion de renforcer le lien qui s’est tissé entre vous et votre chat au fil des années de vie commune.

Précautions supplémentaires à prendre avec vos invités ou vos enfants :

Si vous invitez des personnes qui n’ont pas de chats, qui ne connaissent pas les bases du langage corporel du chat, ou qui ont des enfants, n’hésitez pas à leur faire part rapidement des avertissements principaux que laisse le chat lorsqu’il a eu sa dose de caresses. D’une part, vous serez plus serein. Et, dans un sens, ils seront avertis. Votre chat pourra ainsi sortir de sa cachette pour venir grapiller une caresse ou deux, sait-on jamais. Mieux vaut prévenir que guérir !

De même, si vous avez des enfants, apprenez-leur également à comprendre ces signaux et le langage corporel de votre chat. Votre animal n’est pas un jouet, et encore moins une peluche. S’il ne veut pas de câlins ou s’il dort par exemple, alors il faut le laisser tranquille. Les enfants font peur aux animaux par leur approche et mouvements brusques et par leurs cris stridents. N’oublions pas que l’audition des chats est très développée. Ils sont très sensibles aux bruits.

Alors pour le bien-être de tous, soyez toujours présent lorsque vos enfants interagissent avec vos animaux. Surtout, ne laissez jamais vos animaux seuls avec vos enfants. Cela peut être très dangereux, notamment si ceux-ci sont incapables de comprendre la volonté du chat ou même de votre chien.

Mythe #4 : Seuls les mâles marquent leur territoire en urinant

D’un côté, cette affirmation n’est pas totalement fausse dans le sens où les chats mâles marquent leur territoire en urinant. En particulier lorsqu’ils ne sont pas castrés. Ce comportement est influencé par les hormones et est donc plus fréquent lorsque le chat n’a pas encore été opéré. C’est un moyen pour eux de manifester leur présence. Cependant, marquer son territoire en urinant est une action naturelle et commune à tous les chats quel que soit leur genre. Ce qui signifie donc que les femelles adoptent autant ce comportement que les mâles. Il diminue cependant de la même manière après la stérilisation.

Votre chat urine dans la maison malgré sa stérilisation ou castration ?

Votre chat urine partout chez vous malgré sa récente castration ou stérilisation ? Différentes causes sont possibles ⬇️.

Ce type de comportement est fréquemment observé dans les maisons où plusieurs chats cohabitent. Comme nous l’avons vu précédemment, les chats sont des solitaires, la cohabitation est parfois rendue possible et vivable dans de bonnes conditions. Et parfois, elle peut devenir invivable à la fois pour l’un de vos chats et pour vous. Nous avons également vu que le fait d’uriner pour délimiter son territoire est un comportement naturel chez le chat, que ce soit un mâle ou une femelle.

Il est de ce fait logique que dans une maison dans laquelle plusieurs chats vivent ensemble, chacun tente de délimiter son territoire dès qu’il en a l’occasion. C’est une chaîne sans fin. Car chaque chat voudra répandre de nouveau son odeur sur une zone où un autre chat de la maison vient d’uriner, et ainsi de suite. Sachant que leurs territoires respectifs risquent fort de se croiser dans la maison, cela augmente les chances de retrouver des petites flaques un peu partout chez vous.
Nos petits félins ont besoin d’avoir un territoire délimité par leur odeur dans lequel se trouve l’ensemble de leurs ressources essentielles (eau, nourriture, jouets, emplacements confortables pour dormir et cachettes, et vous). Et oui, vous aussi vous comptez comme une ressource essentielle pour votre chat !

Plus il y a de chats dans une maison, plus le risque du marquage intempestif de territoire est grand. En particulier s’ils n’ont pas accès à l’extérieur quand bon leur semble. Vous risquez donc de devoir faire le plein de serpillères.

Un comportement à prendre au sérieux

Les chats peuvent aussi uriner dans la maison pour d’autres raisons. En effet, lorsqu’un chat a peur ou est sujet à un stress intense, il peut adopter ce comportement. Un problème de santé tel qu’une infection urinaire ou des douleurs articulaires peuvent aussi en être la cause. Ne prenez donc pas ces signaux à la légère et consultez votre vétérinaire.

Une fois la piste médicale écartée, si vous ne parvenez pas à identifier la cause de ces comportements répétés chez votre chat, vous pouvez faire appel à un comportementaliste félin. Non seulement il pourra vous aider à y voir plus clair dans la communication de votre chat. Mais aussi, il vous guidera pour rétablir l’équilibre entre vous et votre petit félin.

Mythe #5 : Avoir un chat est moins contraignant qu’avoir un chien

Enfin, voici le mythe le plus répandu parmi tous ceux cités dans cet article : les chats font partie des animaux domestiques les moins contraignants. D’où l’augmentation de leur popularité dans les foyers. Sous prétexte que nous n’avons pas besoin de les emmener se promener pour faire leurs besoins, nous en déduisons que les chats correspondent davantage à nos différents styles de vie.

Les chats sont indépendants

De même, on se sert de l’affirmation suivante : « les chats sont des animaux autonomes, ils sont plus indépendants »; pour justifier notre absence durant des journées entières, nos longs weeks-ends de quatre jour ou nos vacances l’été. Un chat est certes un animal solitaire. Cependant, cela ne signifie pas qu’il peut rester seul un week-end ou une semaine sans surveillance !

Les chats ont des émotions et des sentiments. De plus, les animaux domestiques sont particulièrement attachés à nous, leur famille. La qualification « d’animal domestique » induit directement cette affirmation. Même si vous trouvez par exemple que votre chat ne vous le montre pas comme vous le souhaiteriez. Il vous aime et vous le montre sûrement d’une manière que vous ne comprenez malheureusement pas.

Le débat chat d’intérieur/extérieur

Les chats sont également de plus en plus restreints à des appartements en ville sans possibilité de sortir. Dans l’idée, nous respectons et comprenons que l’extérieur est de plus en plus risqué pour nos félins. Notamment dans les grandes villes. Cependant, promener son chat en laisse avec un harnais est tout à fait possible.
Ce que nous affirmons, au contraire, c’est que par définition cela s’oppose à la nature du chat qui à l’origine est friand de grands espaces et d’escapades dans les arbres. Il faut être conscient qu’aucun arbre à chat du commerce ne peut remplacer cela. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils sont malheureux. En revanche, une adaptation complète est nécessaire. Notamment en ce qui concerne leur alimentation. Leurs besoins énergétiques sont fortement réduits en comparaison des autres chats qui ont accès à plus d’espace.

Les chats ayant accès à l’extérieur ne sont pas forcément plus heureux. De même, ils ne se dépensent parfois pas autant que l’on pourrait le penser. Par ailleurs, on entend souvent l’expression « vivre sa vie de chat ». Cependant, se cacher derrière cette expression pour laisser un chat se débrouiller seul à l’extérieur, ce n’est pas répondre correctement à ses besoins essentiels.

Laisser son félin « vivre sa vie de chat », qu’est-ce que cela signifie ?

Comme nous l’avons vu dans cet article, les chats ont conservé de nombreuses traces de leur instinct sauvage. Néanmoins, depuis des centaines d’années maintenant, nous les avons transformés. Et ce, dans le but de créer des races en fonction de nos goûts principalement, et non de leur bien-être, malheureusement. À partir du moment où nous les avons justement transformés pour convenir à nos attentes, les félins ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation. Cette transformation a de ce fait impliqué une dépendance. Un besoin de l’humain notamment. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont été conçus. Pour être plus proches de nous, plus câlins, moins sauvages et distants.

Et nous pouvons avec certitude affirmer qu’ils se sont rapidement adaptés aux enjeux de nos vies d’aujourd’hui. Tout simplement parce que nous avons créé et contribué à cette adaptation, en partie grâce à la reproduction des félins les plus proches de l’Homme dans les élevages par exemple. Si de nos jours, les chatons issus des portées des milliers de chats non stérilisés ne survivent pas seuls dans la nature, c’est bel et bien parce que nous leur avons volontairement ôté leur côté sauvage.

De ce fait, laisser un chat se débrouiller seul revient à le condamner.

Laisser un enfant voler de ses propres ailes, c’est un fait. Mais même si vous affirmez qu’il est indépendant, au moindre pépin, vous serez là pour lui. Parce que vous êtes ses parents, parce que vous vous êtes engagés en signant un contrat invisible à sa naissance. Vous vous êtes engagés pour la vie. Alors, pourquoi cet engagement serait-il différent lors de l’adoption d’un chat ?

Nous sommes les premiers à considérer que nos animaux sont des membres à part entière de notre famille. Pourtant, sur environ 15 millions de chats en France, seulement 6 millions d’entre eux étaient identifiés en 2019 (source : rapport I-CAD). Soit seulement 40% des chats. C’est-à-dire bien moins de la moitié de la population féline française. Rappelons tout de même que l’identification par puce électronique ou tatouage est obligatoire depuis 2012. Grâce aux diverses actions de sensibilisation menées, on remarque malgré tout une hausse de 15% des identifications de chats entre 2015 et 2019. Mais nous espérons de tout cœur une nouvelle augmentation conséquente des identifications grâce à la sanction (amende de 135 euros) de tous les propriétaires d’animaux domestiques non identifiés évoquée en ce début d’année 2020 🙏.

Dans ce combat, chacun peut agir à son échelle. Le risque d’extinction des chats est bien loin de se produire sachant que le nombre de chats en France augmente de manière considérable chaque année. En stérilisant nos femelles et en castrant nos mâles, nous pouvons agir en faveur du bien-être des animaux. Tout simplement en leur évitant la rue et ses dangers ou de rester jusqu’à leurs derniers jours dans des refuges ou des associations au lieu d’être choyés dans une famille aimante.

Un animal est une responsabilité, pour la vie. ⭐️

BONUS : « Les chats coûtent moins cher que les chiens » VRAI ou FAUX ?

Allez, un petit bonus pour la route ! 🔥

Bien sûr, c’est FAUX !

Cette affirmation vous l’avez sûrement beaucoup entendue autour de vous. C’est peut-être même celle qui vous a fait passer le pas de l’adoption d’un amour de félin. Pourtant, peut être l’avez-vous déjà appris à vos frais, mais avoir un chat (et c’est, à vrai dire, valable pour n’importe quel autre animal) engendre également des coûts financiers importants.

Même si votre chat est en bonne santé, au moment où vous l’adoptez ou le recueillez, il faudra envisager a minima :

  • un check-up chez le vétérinaire de votre choix
  • de faire les vaccins principaux (Leucose, Coryza, …) et de planifier dans la foulée le rendez-vous pour effectuer les rappels de vaccins qui aura lieu un mois plus tard.
  • réaliser le test FIV (sida du chat) – ne serait-ce que pour savoir s’il est porteur, c’est très important. Surtout si vous envisagez d’adopter plusieurs chats ou de le laisser sortir seul.
  • l’identification (puce électronique ou tatouage)
Petite astuce si vous choisissez la puce électronique, demandez à ce qu’un tatouage soit fait dans l’oreille de votre félin lors de sa stérilisation (Un « P » comme « pucé » ou autre signe distinctif de votre choix) pour indiquer qu’il est identifié en cas de fugue, de perte ou de vol.
  • de planifier la stérilisation/castration (pour ses 5-6 mois si vous avez un chaton ou dès que possible si vous avez un chat adulte).
  • si vous comptez voyager ou vous installer à l’étranger avec votre chat, pensez à effectuer le vaccin contre la rage.
  • ⚡️Une dernière astuce : Pour éviter à votre chat trop de soins vétérinaires rapprochés, essayez de regrouper un maximum d’actions pendant l’anesthésie de la stérilisation/castration comme par exemple le tatouage, les rappels de vaccins et le test FIV.

En revanche, si votre chat est malade ou se blesse, la note montera rapidement en fonction des soins, examens et traitements nécessaires. Nous vous conseillons vraiment d’envisager les pires situations d’emblée. Et, plutôt que de payer une assurance santé pour votre chat, nous vous conseillons de mettre une somme de côté tous les mois en cas de coup dur. Il n’y a rien de pire que de se rendre compte trop tard que nous ne pouvons pas régler les frais vétérinaires pour, parfois sauver la vie de notre animal.

Pour ceux qui affectionnent particulièrement certaines races de chats, nous vous invitons à beaucoup vous renseigner à leur sujet. Car certaines races sont prédisposées aux problèmes de santé comme par exemple toutes les races brachycéphales (Persan, Scottish Fold, British Shorthair, l’Himalayen, …). C’est-à-dire toutes les races de chats à museau court pour faire simple. De plus, un entretien particulier est à envisager, c’est donc un coût supplémentaire (toiletteur par exemple).

Jusqu’ici nous avons plutôt évoqué l’aspect santé, qui est le principal risque à anticiper. Mais adopter un animal, c’est également s’engager à lui donner la meilleure alimentation possible adaptée à ses besoins. Le poste de dépense lié à la nourriture est également important, ne nous voilons pas la face. L’alimentation est en lien direct avec la santé de nos chats. Alors quel que soit notre choix de nourriture (pâtées, croquettes, rations ménagères, barf, raw, prey model, …), nous leur devons le meilleur.

chat mouillé dans une serviette éponge

Les équipements : la maison de toilette, les gamelles ergonomiques en verre, en céramique ou en acier inoxydable, la fontaine à eau, l’arbre à chat, jouets et accessoires représentent également un certain coût. Il faudra aussi choisir la litière précautionneusement.

Enfin, nous voulions vous parler d’un coût qui, cette fois, n’est pas financier, mais qui est plus que nécessaire d’investir lorsque l’on adopte un chat. Ce coût c’est celui du temps. Votre félin aura besoin de vous, de passer du temps avec vous pour des câlins, pour jouer, pour apprendre aussi ! Ce coût n’en est pas vraiment un, finalement. Surtout en comparaison de tout l’amour qu’ils nous donnent. Cependant, il est nécessaire de se poser les bonnes questions avant de s’engager :

  • Combien de temps suis-je prêt(e) à lui accorder (apprentissage, sorties, jeux et exercice physique, câlins, …) ?
  • Combien de temps restera-t-il seul dans une journée ?
  • Comment faire lorsque je pars en week-end et en vacances ?

Les 5 mythes sur les chats n’ont plus de secrets pour vous ?

Nous espérons que vous en avez appris davantage sur votre félin dans cet article. Et si vous étiez en phase d’hésitation pour adopter un chat ou chaton, que nous avons suffisamment éclairé votre décision. Quoi qu’il en soit, lorsque l’on adopte un chat, on devient bien plus qu’un « propriétaire », on devient parent. Ce terme vous fera peut-être sourire, et dans ce cas vous pouvez envisager celui de « responsable ». Pourtant l’engagement est le même.

L’essentiel lorsque vous partagez la vie d’un chat ou que vous comptez en adopter un, c’est de simplement veiller à bien répondre à ses 5 besoins fondamentaux. Le reste ne regarde que vous. Chacun fait les choix qu’il souhaite et qui semblent convenir le plus au bonheur de son animal. De toute manière, qui pourrait le connaître mieux que vous ? ❤️️


Rejoindre notre communauté pour bénéficier de contenus exclusifs ⬇️

<strong>À propos de l'auteur :</strong>
À propos de l’auteur :

Passionnée par les animaux, je me bats chaque jour pour leur offrir un monde meilleur. Après avoir étudié leur comportement, c’est tout naturellement que j’écris avec passion autour de ces sujets.

Clémence de Kibbs.fr

Crédits photos : Pixabay et Freepik

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez
Tweetez
Partagez