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Épilepsie chez le chien et le chat : comment la diagnostiquer ?

Il arrive que nos chiens ou chats se mettent brutalement à convulser, sans raison apparente, plus ou moins fortement. Parfois, ce type de crise s’accompagne d’une salivation importante, voire même d’une perte de connaissance. L’inquiétude monte alors de plusieurs crans, et cède souvent à la panique. Nous nous trouvons alors désemparés, ne sachant que faire pour secourir notre chien ou notre chat. Ce qui est tout à fait logique. Ces moments de convulsions peuvent être apparentés à l’épilepsie dont c’est le principal symptôme.

L’équipe Kibbs va alors vous aider à identifier l’épilepsie et ses signes précurseurs chez votre chien et/ou chez votre chat. Cela dans le but de vous donner les clefs pour agir au mieux dans cette situation. Nous allons également vous aiguiller sur les autres causes possibles des crises de convulsions de vos animaux. Car elles ne sont pas forcément toutes liées à l’épilepsie.

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Nous avons souhaité vous communiquer l’ensemble des synonymes des termes scientifiques autour du sujet de l’épilepsie accompagnés de définitions et d’exemples. Plus vous en savez, et mieux vous pourrez cerner la situation dans laquelle vous vous trouvez peut-être. En aucun cas cet article et ces informations peuvent se substituer à une consultation vétérinaire. Il pourra cependant vous aider à gagner en précision et à accélérer le diagnostic pour votre animal.

Épilepsie chez le chien ou le chat : ses différentes formes

L’épilepsie est une maladie évolutive. Elle est provoquée par un dysfonctionnement de l’activité cérébrale. Les symptômes ressemblent fortement à ceux observés sur les humains. C’est d’ailleurs grâce aux recherches et expériences menées pour les humains qu’il a été possible de déduire des informations sur l’épilepsie animale.

 Les symptômes sont principalement caractérisés par des crises convulsives répétées, imprévisibles qui cessent naturellement. À ne pas confondre avec les tremblements (légères contractions musculaires) ou encore la syncope (brève perte de conscience imprévisible) qui sont des signes bien différents de l’épilepsie. 

Cette maladie se présente de la même manière chez le chien que chez le chat. La fréquence des crises qu’elle provoque augmente généralement à mesure que les années défilent. Les premières passent souvent inaperçues. En particulier, si les crises sont à la fois généralisées et non convulsives. Ou si vous êtes absent la journée lorsqu’elles ont lieu.

Toutefois, des convulsions ne signifient pas obligatoirement que votre chien ou votre chat est épileptique. Il convient d’abord de tester plusieurs pistes. L’épilepsie est une maladie qui est très complexe à diagnostiquer. C’est donc en fonctionnant par déduction et avec l’assistance d’un vétérinaire que vous pourrez confirmer cette piste.

Ce qu’il est important de noter cependant c’est que l’épilepsie peut apparaître à tout moment, peu importe l’âge du chien ou du chat. Ce n’est pas une maladie que l’on développe uniquement au stade sénior contrairement aux idées reçues ! De même, les études sur les prédispositions raciales génétiques ont démontré des résultats. En effet, de nombreux cas ont été recensés chez les labradors, golden retrievers, les bergers australiens, les bergers allemands, les cane corso et bien d’autres races canines. Du côté des félins, en revanche on ne remarque pas de prédispositions particulières à cette maladie. Cependant, partez du principe que chiens et / ou chats peuvent tous être concernés par l’épilepsie.

chat chien ensemble

L’épilepsie primaire (idiopathique)

Lorsque l’animal ne dispose pas de lésions au niveau cérébral ou dans son organisme, l’épilepsie est alors qualifiée de primaire, ou d’idiopathique, ou encore d’essentielle. La plupart des crises convulsives chez les chiens et les chats sont idiopathiques. Ce qui signifie que nous n’en connaissons pas la cause. Elles sont alors potentiellement dues à un mauvais fonctionnement des neurones. Les conséquences sur l’animal sont éprouvantes et directes pendant les crises généralisées. En effet, généralement au cours de la crise convulsive, un œdème (gonflement) cérébral se forme, ce qui augmente la pression intracrânienne et provoque des troubles de la vision, du comportement, ou une paralysie temporaire des membres. L’animal reçoit également moins d’oxygène et a une fièvre importante. Certains troubles peuvent durer encore quelque temps après la fin de la crise (phase post-ictale).


👉 Plus ces crises se répètent, plus le cerveau souffre et se fatigue. La zone du cerveau sujette à l’épilepsie s’étend. Les crises convulsives sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses. La maladie prend alors le dessus sur les facultés de votre animal car les effets des crises sur celui-ci laissent des séquelles plus importantes à long terme.


L’épilepsie secondaire

Dès lors qu’une crise chez un animal est provoquée par une lésion cérébrale liée par exemple à une malformation, à une tumeur, à une peur intense, ou un traumatisme, on parle alors d’épilepsie secondaire. Car elles sont la conséquence directe d’un autre problème de santé chez votre chat ou votre chien.

Dans ce cas, les crises sont le plus fréquemment partielles. C’est-à-dire qu’elles touchent une zone localisée du cerveau et immobilisent une partie précise du corps de l’animal.

Il faudra alors rechercher la cause primaire qui provoque l’épilepsie secondaire sur votre animal de compagnie.

Les différents types de crises épileptiques

Comme nous l’avons vu précédemment, l’épilepsie peut être primaire / essentielle / idiopathique ou secondaire. En fonction de sa forme, elle provoque dès lors plusieurs types de crises. Ces crises ont des manifestations ainsi que des degrés d’intensité différents. Il convient de les connaître afin de savoir réagir dans ces contextes spécifiques. Grâce à cela, vous pourrez mieux protéger et préserver la santé de vos animaux.

On distingue donc deux grandes catégories de crises épileptiques. Les crises généralisées ou les crises partielles (ou dites focales).

Les crises d’épilepsie généralisées

On parle de crise généralisée lorsque le dérèglement de l’activité électrique cérébrale s’étend sur l’ensemble du cerveau et impacte alors l’ensemble du corps de votre chat ou de votre chien. Il existe deux catégories de crises généralisées, celles dites convulsives et celles dites non-convulsives.

Aussi connues sous le nom de crises de « grand mal », les crises généralisées convulsives durent en moyenne 2-3 minutes. Elles comprennent une phase durant laquelle l’animal perd connaissance et est immobilisé sur un côté avec l’ensemble des muscles contractés et tendus vers l’arrière, tête comprise (cette attitude pathologique est appelée opisthotonos). S’ensuit alors une phase durant laquelle votre animal va sortir de son immobilisation et exécuter des mouvements de pédalage cadencés accompagnés de mouvements de sa mâchoire. Les symptômes peuvent varier et ne pas être tous simultanément présents en fonction de l’animal. Ces crises sont très impressionnantes, nous avons d’ailleurs souvent l’impression qu’elles durent plus longtemps.

Les crises généralisées non-convulsives aussi appelées crises de « petit mal » sont plus difficiles à observer. D’une part, car elles sont moins choquantes. Leurs symptômes passent plus souvent inaperçu car ils sont très brefs. En effet, dans ce type de crise, l’animal perd connaissance et l’usage de ses fonctions motrices sur un laps de temps très court. Ce qui ne génère pas de chute ou qui ne modifie pas particulièrement leur position de manière flagrante. D’où le fait qu’on l’associe à une crise d’absence. Cependant, nous avons très peu de recul scientifiquement parlant sur ce type de crises. Nous savons uniquement qu’elles sont très complexes à observer tant chez le chien que chez le chat et qu’elles sont rares.

Les crises partielles ou focales

Quand on parle de crises partielles ou focales, cela indique que seule une partie ou quelques zones précises du cerveau sont touchées. Les conséquences seront alors diverses en fonction de l’endroit où les foyers de la maladie sont localisés. On différencie deux catégories de crises partielles : les crises partielles simples et les crises partielles complexes.

Les crises partielles sont décrites comme simples lorsque l’animal est conscient pendant la crise. Les symptômes sont alors d’ordre sensoriel (trouble auditif, vision altérée, …) ou moteur (rigidité musculaire, instabilité, ralentissement des mouvements, …).

Durant les crises partielles complexes, l’animal est inconscient. Il sursaute ou effectue des mouvements ou actions malgré lui (hallucinations, gémissements ou vocalises, mâchonnement, hyper salivation, léchage intempestif, claquements de dents, de mâchoire,…). Il n’a aucun contrôle. Ses pupilles sont souvent dilatées. Il semble complètement absent. On observe plus souvent ces crises sur les chats que sur les chiens. Cependant, les symptômes varient et diffèrent d’un animal à l’autre.

Contrôler la fréquence des crises d’épilepsie

Il est important de contrôler la fréquence des crises, qu’elles soient généralisées (de grand mal ou de petit mal) ou partielles (simples ou complexes). Pour ce faire, nous vous recommandons dans un premier temps de chronométrer le temps d’une ou des différentes crises réalisées par votre animal.

La fréquence, c’est-à-dire le nombre de crises d’épilepsie vécues par votre chien ou votre chat, est nommée différemment en fonction à la fois du nombre de crises apparues mais aussi de la durée de celles-ci sans reprise de conscience. Il convient alors de bien les différencier.

Lorsque votre chien ou votre chat subit une crise sur une journée, on parle de crise isolée. Contrôlez tout de même la durée de la crise épileptique. Celle-ci ne doit pas excéder 5 minutes. Assurez-vous également que votre chien est de nouveau conscient après ce laps de temps.

Si votre animal dépasse les 2 crises en 24 heures avec une phase de récupération entre les deux, on parle de clusters (groupes). Parlez-en à votre vétérinaire, ces crises ne sont pas anodines. Elles peuvent en effet aussi cacher d’autres maux bien plus graves pour la santé de vos animaux.

Le dernier stade est celui du « mal épileptique » ou status epilepticus. À partir du moment où plusieurs crises s’enchaînent sur une durée d’au moins 20 minutes sans aucun retour au calme ou de conscience, ou qu’une crise dure plus de 10 minutes, c’est une urgence. Vous devez impérativement contacter votre vétérinaire et conduire votre animal à la clinique au plus vite !

chien qui enterre sa nourriture

Épilepsie : comment identifier les signes précurseurs sur mon chien ou mon chat ?

Le déroulement classique d’une crise

Une crise d’épilepsie se décompose en trois phases principales : la phase d’aura, l’ictus et la phase post-ictale. Il est même possible de la scinder en quatre phases et d’y inclure avant l’aura, la phase de prodrome. Elle représente l’annonce de la crise, elle peut durer de quelques heures à plusieurs jours avant le déclenchement. Plusieurs signaux discrets commenceront alors à devenir progressivement visibles.

  • L’aura est en quelque sorte la phase qui précède le déclenchement d’une crise d’épilepsie. En effet, nos animaux nous envoient des signaux, pas toujours perceptibles en condition réelle et en fonction du contexte pour nos yeux d’humains. Durant cette phase qui suit le prodrome, les signes s’intensifient. En d’autres termes, leur comportement change subitement. Que vous ayez un chien ou un chat, vous pouvez remarquer les mêmes types de signes précurseurs. Par exemple, si vous remarquez que votre animal semble très anxieux, agité, s’il recherche beaucoup de contact ou au contraire s’il cherche à s’isoler ou vous fuit. Aussi, un léchage excessif, une hyper-salivation, une désorientation, des vomissements, ou des aboiements/miaulements sont autant de signes qui doivent vous interpeler. Ces modifications dans son comportement peuvent apparaître une heure ou quelques minutes voire secondes avant une crise.

Ne culpabilisez pas si vous ne les avez pas détectés. Ils sont parfois d’une discrétion extrême. Sans compter qu’ils varient d’une situation à une autre. Cependant, dans certains cas la phase d’aura est inexistante et le déclenchement de la crise d’épilepsie est immédiat.

  • Ce qui nous amène directement à l’ictus. C’est la phase qui caractérise tout simplement la crise qui est déclenchée par une activité anormale du cerveau de votre animal. C’est à ce moment précis que les convulsions commencent. Le plus souvent, votre chat ou chien tombe sur le côté, les muscles raides et la tête en arrière (opisthotonos). Il n’a plus aucun contrôle sur son corps voire même sur son esprit. En parallèle, il peut saliver de manière excessive, perdre connaissance, émettre des claquements de mâchoire, déféquer et/ou s’uriner dessus, respirer difficilement ou encore effectuer un mouvement que l’on qualifie de pédalage avec ses pattes.

C’est la phase la plus impressionnante et éprouvante à la fois pour l’animal mais aussi pour nous, propriétaires. Généralement, la phase de l’ictus dure moins de 5 minutes. Ce qui nous semble être déjà une éternité. Si la crise s’étend au-delà de 5 minutes, il faut contacter d’urgence un vétérinaire. D’où l’importance de jeter un coup d’oeil à sa montre pour tenter de chronométrer la durée. Dans le feu de l’action, ce n’est généralement pas ce à quoi nous songeons d’emblée.

  • Une fois la crise terminée, s’ensuit la phase post-ictale qui correspond à la récupération. Pendant la crise, le cerveau souffre. C’est pourquoi, en plus d’être fatigué, votre animal peut temporairement être désorienté ou subir des modifications comportementales (agressivité, faim et/ou soif excessive, perte de l’équilibre, perte momentanée d’appétit,…). En fonction du degré de souffrance cérébrale, votre animal récupèrera plus ou moins rapidement. Soit directement après la crise ou plusieurs jours après.

Comment agir en cas de crise ?

Les crises d’épilepsie sont en effet très impressionnantes. En fonction de leur degré, de leur fréquence aussi, il faudra consulter un vétérinaire. Malheureusement, le pourcentage de chances pour que votre animal soit sujet à une crise en sa présence est assez faible.

Il faudra alors que vous lui décriviez précisément les étapes des crises et la force de celles-ci, sans oublier leur fréquence. Si possible, après avoir assuré la sécurité de votre animal, filmez avec votre téléphone la situation. Cela aidera encore davantage le vétérinaire pour son diagnostic. Ce conseil peut vous paraître évident mais croyez-en notre humble expérience, dans ces moments-là, filmer n’est pas du tout notre premier réflexe. Ni même de regarder notre montre.

Mais, plus important encore, il faudra que vous sachiez comment agir en cas de crise. Céder à la panique, ce qui est certes facile à dire, n’aidera en rien votre animal. Ni vous d’ailleurs. Commencez par prendre trois profondes respirations pour vous détendre autant que possible. Si votre chien ou chat est en hauteur et qu’une crise débute, placez-le doucement et délicatement au sol. De cette manière, cela lui évitera de tomber et de risquer de se blesser.

S’il est déjà au sol, sécurisez l’environnement. C’est-à-dire poussez tous les meubles, les jouets ou les autres éléments présents autour de lui dans lesquels il pourrait potentiellement se cogner. Une fois cette tâche accomplie, réduisez autant que possible l’ensemble des stimulations (auditives, visuelles, …) présentes dans la pièce. Par exemple, éteignez la télévision, les lumières, ou la musique, et faites sortir les autres animaux, membres de la famille ou amis qui se trouvent là. Le fait de garder un effectif réduit dans la pièce permettra d’éviter que le sentiment de panique ne se propage et crée un stress supplémentaire à votre chat ou chien.

En moyenne les crises durent entre 1 et 5 minutes. Si une même crise ne s’arrête pas au bout de 5 minutes, ou pire encore au bout de 10 minutes, emmenez d’urgence votre animal chez le vétérinaire.

Si possible, restez seul(e) ou à deux auprès de votre animal pour éviter toute distraction et préservez le calme autour de lui. Concentrez-vous là-dessus. N’essayez surtout pas d’arrêter la crise. Prenez un carnet ou notez sur votre téléphone l’heure de début et l’heure de fin de la crise. Vous pouvez aussi filmer la crise pour plus de praticité.

Dans tous les cas, pendant une crise, le chien ne se contrôle pas. Dès lors, évitez de rester trop proche de lui ou de le toucher. En particulier au niveau de sa bouche, n’essayez pas de tenir sa langue par exemple car il pourrait accidentellement vous mordre sans même en avoir conscience. En revanche, ne le laissez pas tout seul.

Par ailleurs, en fonction de la situation, vous pouvez le caresser tout doucement au niveau du dos et lui parler calmement. À vous de jauger tout en restant prudent.

Que faire après une première crise ?

Une fois la crise terminée, laissez votre chien ou votre chat reprendre ses repères tranquillement. Même si c’est difficile, ne l’appelez pas, ne le touchez pas. Il aura besoin de temps et de calme car ces crises fatiguent énormément. Votre chien ou votre chat reprendra plus ou moins rapidement ses esprits. Cela peut être immédiat. Tout comme cela peut être plus long et durer plusieurs heures. Quoi qu’il en soit, votre chat ou votre chien mettra plusieurs jours à se remettre d’une crise d’épilepsie. C’est un phénomène normal. Laissez-lui prendre tout le temps nécessaire.

Néanmoins, encore faut-il qu’il s’agisse bien de crises épileptiques. Après le constat d’une première crise convulsive, nous vous conseillons vivement de prendre rendez-vous (si ce n’est pas déjà fait !) avec votre vétérinaire. Il est nécessaire de rechercher la cause. Et pour opérer par déduction, il faut bien sûr d’abord éliminer l’ensemble des autres possibilités.

Dans un premier temps vous pouvez d’ores et déjà y réfléchir de votre côté.

  • Votre chien ou votre chat a-t-il pu ingérer un élément toxique pour lui ?
  • Auriez-vous inversé le produit antipuces du chat avec celui du chien ?
  • Votre animal est-il tombé récemment et pourrait-il avoir un trauma crânien ?

Listez tous les évènements qui peuvent être en lien.

Quoi qu’il en soit, il faudra envisager de réaliser des examens médicaux approfondis ainsi que d’engager un suivi vétérinaire plus régulier pour trouver la raison pour laquelle votre animal est sujet à ces crises.

Quel(s) traitement(s) pour l’épilepsie ?

Le traitement va avant tout dépendre du type d’épilepsie auquel est sujet votre chien ou chat. Nous avons vu qu’il était très complexe voire impossible de déterminer les causes de cette maladie d’emblée. Avant d’être certain de détenir le bon diagnostic, il faut éliminer toutes les autres causes possibles. Ce qui prend du temps et requiert l’aide d’un professionnel.

Pour ce faire, dans un premier temps, votre vétérinaire va vous interroger sur les crises subies par votre animal. C’est à ce moment précis que les vidéos ou les notes que vous avez prises pendant la crise convulsive vont être utiles. Il faut qu’il dispose d’un maximum d’informations sur la situation.
Il va ensuite réaliser un bilan médical incluant des analyses sanguines et des examens neurologiques (radiographie, scanner, ou une IRM pour plus de précision). Tout ceci dans le but de contrôler la présence de lésions cérébrales. S’il n’y en a pas, alors le diagnostic pourrait se tourner vers l’épilepsie idiopathique.

À ce moment-là, votre vétérinaire pourra envisager un premier traitement. L’objectif éventuel de ce dernier sera de réduire autant que possible les crises et leur intensité ainsi que de soulager l’animal. C’est donc pour améliorer à la fois le confort de vie de votre chien ou chat, et le vôtre.

Quand envisager un traitement pour mon chien ou mon chat en cas d’épilepsie ?

Si un animal a été sujet à une ou plusieurs crises convulsives isolées avec une période de 6 semaines au moins entre celles-ci, il se pourrait qu’aucun traitement ne soit prescrit. Pour rappel, quand on parle de crise isolée, on entend par cette expression que l’animal n’a pas vécu plus d’une crise par 24h.

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La prescription d’un traitement est réalisée une fois le diagnostic assuré. Les vétérinaires attendent généralement l’apparition d’une deuxième crise, voire plus encore pour proposer un premier traitement.

Dans le cas d’une épilepsie secondaire dont la cause est plus aisément identifiable, le traitement sera plus rapidement trouvé. En revanche, en cas d’épilepsie essentielle, il sera plus complexe d’agir immédiatement. Il faudra parfois essayer plusieurs médicaments ou d’autres types de traitements. Tout simplement parce qu’il se peut que votre chien ou chat ne tolère pas ou ne réagisse pas au premier traitement dispensé. Ou encore que les effets secondaires soient trop importants et rendent par exemple le traitement inefficace.

Généralement, un traitement est automatiquement proposé dans les cas suivants :

  • Votre fidèle compagnon a été sujet à une crise de grand mal (status epilepticus), soit à une crise sans retour à la conscience sur plus de 20 à 30 minutes.
  • Il a fait plusieurs crises convulsives isolées en moins de 6 semaines.
  • Votre animal de compagnie a subi deux crises groupées (cluster : soit plus de 2 crises sur 24h) ou plus en au moins 8 semaines.

Nous savons désormais que plus l’animal est sujet à un nombre important et rapproché de crises épileptiques avant la prise d’un traitement, moins celui-ci a des chances de fonctionner. C’est pourquoi une méthodologie plus précoce est de plus en plus envisagée.

Traitement de fond pour l’épilepsie

La majorité des traitements incluent des médicaments ou gouttes avec un dosage précis à prendre chaque jour à horaires réguliers. En cas d’épilepsie primaire, votre chat ou chien aura un traitement sur le long terme, voire à vie. Mais le positif à retenir c’est qu’un traitement est possible. C’est dès lors une très bonne nouvelle ! Il s’adaptera à la fréquence, la durée, l’intensité des crises que subit l’animal.

Si votre animal réagit bien au premier traitement, c’est super. Mais généralement, il y a une phase d’adaptation plus ou moins longue pour trouver la méthode qui convient le mieux à votre chien ou à votre chat. Durant ces premiers jours ou ces premières semaines le comportement de votre animal pourra changer légèrement. Dans le sens où il vous paraîtra peut-être moins énergique ou alors aura un appétit d’ogre. C’est tout à fait normal, les traitements sont lourds pour l’organisme de nos animaux qui ne sont absolument pas habitués à en recevoir.

Les médicaments proposés sont souvent limités à cause de leurs effets secondaires qui peuvent être relativement contraignants. Notamment lorsque plusieurs médicaments sont proposés simultanément. En effet, on peut constater une interaction médicamenteuse. C’est-à-dire que les effets d’un médicament sont altérés par un autre ou par ses effets secondaires. Plus les médicaments prescrits contiennent de molécules, plus le suivi est complexe et coûteux. Les professionnels procèdent ordinairement par paliers. Le but étant de trouver la solution qui fonctionne le mieux bien sûr. Mais aussi, d’éviter de surcharger l’organisme de l’animal.

La durée d’un traitement est au moins de 6 mois. Si passé ce terme, votre animal n’a plus de crises, le dosage du médicament prescrit sera baissé progressivement, voire arrêté dans le meilleur des cas. Chaque situation est unique et doit être attentivement prise en charge.

Qui plus est, l’épilepsie est une maladie évolutive. Dès lors, le traitement ainsi que le dosage seront à adapter tout au long de la vie de l’animal pour tenter de la stabiliser et de la réduire autant que possible. C’est pourquoi il implique un suivi médical régulier comprenant des bilans sanguins a minima tous les 6 mois pour contrôler le dosage dans l’organisme (via le sang).

Sachez par ailleurs, qu’en cas d’extrême urgence (type status epilepticus), vous pouvez réaliser une injection de valium (diazépam) au niveau du rectum (anus) de votre animal. Le valium est un médicament qui, entre autres, a des propriétés anticonvulsivantes, ce qui peut être une ressource très utile pour calmer une crise. Vous pourrez trouver cette solution injectable (10mg) en pharmacie à condition d’avoir une ordonnance pour l’obtenir.

Chien ou chat épileptique : comment vivre avec ?

Un chien ou un chat épileptique peut très bien vivre aussi longtemps qu’un autre animal à condition de disposer d’un traitement adapté. Aucun doute là-dessus. La prise en charge et les soins liés à l’épilepsie sont, dans la majorité des cas, efficaces.

L’épilepsie nécessite un suivi, mais aussi un ou plusieurs traitements voire l’essai d’autres méthodes thérapeutiques. Ce qui engendre évidemment un coût qu’il faut être prêt à assumer. Un investissement financier vous l’aurez certes compris, mais aussi personnel. Et c’est celui-là même le plus important ! Votre implication et votre rigueur seront l’une des clefs essentielles de la réussite du traitement opéré sur votre animal de compagnie. Vous seul pouvez lui administrer à heures fixes chaque jour. Ou veiller à toujours avoir un stock d’avance à la maison, à en avoir sur vous en balade et à prévenir les personnes susceptibles de garder votre fidèle compagnon.

Épilepsie chez le chien et le chat : que peut-on en conclure ?

Ce qu’il faut principalement retenir c’est que l’épilepsie est une maladie évolutive qui est très complexe à diagnostiquer. En effet, afin de valider cette hypothèse, il faudra dans un premier temps s’attacher à éliminer l’ensemble des autres causes possibles. De nature neurologiques, métaboliques ou liées à un empoisonnement ou à une intoxication, les causes des crises convulsives peuvent être diverses. Et tout aussi dangereuses pour votre animal si elles ne sont pas traitées à temps !

Votre vétérinaire aura en partie besoin de votre aide pour conclure le bon diagnostic. Il réalisera également un ensemble d’examens médicaux en parallèle. Si toutefois il s’agit bien d’un cas d’épilepsie, il envisagera rapidement un traitement seulement :

  • Si votre animal subit une crise supérieure à 30 minutes sans aucun retour de conscience de l’animal (status epilepticus).
  • En cas de répétition de crises convulsives isolées sur une durée inférieure à 6 semaines.
  • En cas de plus de deux crises groupées (plus de 2 crises au cours d’une journée) sur une durée inférieure à 8 semaines.

Si votre chien ou votre chat vient de connaître sa première crise, le vétérinaire peut vous dire d’attendre au moins une seconde crise ou plus avant d’agir. Dans tous les cas, essayez de filmer la ou les crises convulsives de votre animal. Ou du moins de noter l’heure de début et l’heure de fin de celle(s)-ci. Une crise dure en moyenne entre 1 et 5 minutes. Au-delà, ce n’est généralement pas bon signe. Cependant, nous avons tendance à trouver qu’elles durent bien plus longtemps tellement elles sont impressionnantes et violentes. C’est pourquoi noter, regarder sa montre, ou filmer la crise est très utile. Cela aidera le vétérinaire à mieux cerner la situation et à vous aiguiller dans la bonne direction.


Votre chat ou votre chien a eu des convulsions mais pourtant les symptômes diffèrent de l’épilepsie ?

➡️ Découvrez toutes les raisons pour lesquelles un chien ou un chat peut convulser


En résumé

Comment reconnaitre une crise d’épilepsie ?

Votre chien ou chat peut avoir différents types de convulsions qui ne sont pas toutes forcément liées à l’épilepsie.

Quel traitement pour l’épilepsie ?

Le traitement dépendra du type d’épilepsie diagnostiquée à votre chien ou chat.

Comment vivre avec un chat ou un chien épileptique ?

Avec implication et rigueur, on peut tout à fait vivre avec un animal épileptique.


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<strong>À propos de l'auteur :</strong>
À propos de l’auteur :

Passionnée par les animaux, je me bats chaque jour pour leur offrir un monde meilleur. Après avoir étudié leur comportement, c’est tout naturellement que j’écris avec passion autour de ces sujets.

Clémence de Kibbs.fr

Crédits photos : Freepik & Pixabay

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