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Loire-Atlantique : le cas d’une ex-éleveuse jugée pour maltraitance animale dévoilé

Les points clés de l'article 🔑

Justice animalière en Loire-Atlantique : Le procès d’une ex-éleveuse

L’ancienne éleveuse de la région de Nozay, en Loire-Atlantique, a été jugée devant le tribunal correctionnel de Nantes le jeudi 22 février 2024. Cette audience fait suite à des accusations de maltraitance envers des animaux sur sa propriété entre 2021 et 2022.

Ce procès met en évidence la possibilité de dérives chez certains professionnels de l’élevage, soulignant ainsi l’importance continue de la vigilance des autorités et des citoyens.

Sources

Une femme assise dans un lit

Une dénonciation qui met en lumière des conditions de vie dramatiques

Une cliente s’est inquiétée de ne pas avoir de nouvelles de son cheval, qu’elle avait laissé en dépôt-vente chez l’éleveuse. Après avoir découvert le cheval dans un état déplorable, les gendarmes sont intervenus sur la propriété.

Sur place, ils ont constaté une situation préoccupante. Parmi de nombreux animaux, certains vivaient dans des conditions insalubres : le sol était recouvert d’excréments, les abris étaient encombrés de ferraille et de planches, et les animaux eux-mêmes étaient mal en point.

Une situation qui empire avec le temps

Après avoir reçu une mise en demeure de la préfecture suite à leur première visite, une seconde inspection en mars 2022 a révélé une détérioration encore plus marquée de la situation.

Le non-respect des recommandations des autorités a également conduit à la découverte de chevaux morts depuis trois semaines, sans qu’aucune mesure d’équarrissage n’ait été prise. En conséquence, près de 80 animaux ont été saisis avec l’aide de l’association Urgence Maltraitance Animale (Uma).

Des charges pénales lourdes

Suite à ces faits alarmants, l’ex-éleveuse a dû faire face à plusieurs accusations devant les juges. Elle a été accusée de « mauvais traitements » envers ses animaux, ainsi que de travail dissimulé et de non-paiement de 28 144 € de cotisations sociales.

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Le procureur a donc demandé une peine de neuf mois de prison avec sursis, assortie d’une période probatoire de trois ans, ainsi qu’une obligation de suivre un programme de travail et de soins, et de payer les amendes au Trésor public.

Le verdict : un jugement en suspens

Le tribunal correctionnel de Nantes a décidé de reporter son jugement et rendra sa décision dans deux mois. En attendant, cette affaire souligne l’importance de la vigilance de chacun dans la protection des animaux et la nécessité d’une régulation stricte des métiers liés à l’élevage.

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