Essonne : un chien de chasse tué par la maladie d’Aujeszky, des mesures de précaution à prendre
David Quammen

David Quammen

Essonne : un chien de chasse tué par la maladie d’Aujeszky, des mesures de précaution à prendre

Les points clés de l'article 🔑

Face à une tragédie silencieuse en forêt de Fontainebleau, l’ombre de la maladie d’Aujeszky plane, menaçant nos fidèles compagnons de chasse. Découvrons ensemble les gestes de prudence indispensables.

Tragédie en forêt de Fontainebleau : mort mystérieuse de chiens de chasse

Une série de décès concernant des chiens de chasse a ému la communauté cynégétique et locale après une chasse aux sangliers en forêt de Fontainebleau. Le 2 janvier 2022, trois chiens ont commencé à développer des symptômes évocateurs de la maladie d’Aujeszky : démangeaison intense de la tête et du cou, accompagnée de troubles neurologiques. Malgré les soins prodigués par deux vétérinaires des départements de l’Essonne et du Loiret, les chiens ont succombé à la maladie.

Un quatrième chien, appartenant au même groupe de plus de trente animaux, est mort peu après. Des analyses PCR sur le cerveau d’un des chiens défunt ont confirmé, le 10 février 2022, la présence de la maladie d’Aujeszky, une infection virale dévastatrice causant une encéphalite rapide et mortelle.

La maladie d’Aujeszky : un diagnostic fatal pour nos compagnons canins

La maladie d’Aujeszky, également connue sous le nom de pseudo-rage, est une affection virale grave qui se manifeste par une encéphalite mortelle chez les chiens. Ceux qui contractent le virus présentent souvent un prurit intense qui aggrave leur souffrance. Il est important de souligner que la maladie n’est pas transmissible à l’humain et n’affecte pas la consommation de la viande de porcs et sangliers. Cependant, sa transmission est très contagieuse et peut survenir indirectement : matériel souillé, ingestion de viande de porc infectée, ou par aérosols entre élevages.

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Précautions essentielles : mesures pour protéger les chiens de la chasse aux sangliers

L’affliction causée par ces pertes soulève la nécessité d’adopter des mesures strictes pour protéger nos fidèles compagnons. Les chasseurs sont invités à modifier l’alimentation des chiens, en évitant d’offrir de la viande ou des abats crus de sanglier à leurs animaux, ou à s’assurer que ceux-ci soient bien cuits. Le nettoyage et la désinfection du matériel de chasse deviennent primordiaux, de même que la vaccination des chiens, pour laquelle il est conseillé de consulter un vétérinaire. En outre, il faut avec rigueur empêcher les chiens de mordre ou lécher les plaies des gibiers abattus, afin de limiter les risques de contamination.

Appel à la vigilance : rôle crucial des chasseurs dans la détection et la prévention

Face à cette tragédie, la coopération des chasseurs est essentielle pour prévenir une propagation accrue de la maladie. La Fédération souligne l’importance de la vigilance : tout symptôme suspect ou décès chez les chiens doit être rapporté sans délai. L’incubation de la maladie est extrêmement rapide, rendant crucial l’acte de surveiller étroitement l’état de santé des chiens après chaque chasse. La solidarité et l’action proactive de chacun des chasseurs sont des actes d’empathie envers les compagnons à quatre pattes qui enrichissent les traditions cynégétiques.

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