Le sauvetage ne suffit pas toujours à effacer les effets de la faim et de la peur.
Vous découvrirez les séquelles possibles et les suites de l’enquête.
Découverte et sauvetage de 59 chiens et chats négligés dans l’Oise
L’intervention des gendarmes met au jour les conditions de détention
Les gendarmes de la brigade du Coudray-Saint-Germer interviennent dans une propriété de l’Oise pour un autre motif. Ils y découvrent 59 chiens et chats détenus dans de mauvaises conditions.
L’état des animaux et les lieux insalubres poussent les gendarmes à solliciter Action Protection Animale. L’association évacue les animaux vers plusieurs refuges partenaires, où ils reçoivent les premiers soins.
28 chiens et 31 chats rejoignent trois refuges
Le groupe compte 28 chiens et 31 chats, dont plusieurs chatons à la santé très préoccupante.
Trois refuges partenaires accueillent les animaux. Ils se trouvent à Aix-les-Bains, en Savoie, à Pontarlier, dans le Doubs, et à Buigny-Saint-Maclou, dans la Somme.
Des animaux privés de nourriture, d’eau et de soins
Les chiens sont détenus parmi les détritus et les carcasses
La plupart des 28 chiens vivent dehors, au milieu des déchets et des carcasses de véhicules. Certains sont enfermés dans des cages et peuvent peu bouger.
Ils manquent de nourriture, d’eau et de soins. La promiscuité et les déchets favorisent les blessures, les infections et la transmission de maladies. L’absence d’entretien aggrave ces risques.
L’état des chats et des chatons nécessite une évaluation
Les 31 chats sont eux aussi très négligés. L’état des chatons est particulièrement préoccupant. Un vétérinaire doit les examiner rapidement.
Une longue privation de nourriture peut les faire maigrir et causer des carences. Le manque d’eau peut les déshydrater. Sans soins, le risque d’infection augmente.
Le stress peut persister après leur évacuation
La faim, le manque de contacts adaptés et la promiscuité peuvent causer un stress durable. Les animaux peuvent rester sur leurs gardes et réagir vivement aux bruits ou aux gestes brusques.
Certains se méfient des humains et se replient. D’autres se défendent quand une personne s’approche ou tente de les manipuler.
Pour se rétablir, ils ont besoin d’un cadre stable, de soins vétérinaires et d’un suivi comportemental. La convalescence dépendra de l’état de chaque animal et de sa capacité à se sentir de nouveau en sécurité.
Action Protection Animale répartit les rescapés entre trois refuges
Les premiers examens servent à repérer les urgences
Après l’alerte des gendarmes, Action Protection Animale prend en charge les 59 animaux. L’association organise leur transfert vers des refuges partenaires.
Les vétérinaires vérifient les effets possibles du manque d’eau, de nourriture, des blessures et des infections. Les chatons et les animaux les plus faibles doivent être surveillés de près.
Les refuges répartissent l’accueil et préparent le suivi
Les trois refuges partenaires sont dans des départements différents. Ils se partagent l’accueil et hébergent les animaux selon leur nombre.
Les équipes évalueront chaque animal avant de fixer les conditions d’adoption. Les plus fragiles ou craintifs peuvent avoir besoin d’une famille expérimentée et d’un cadre calme. Une adaptation progressive peut aussi être nécessaire.
La plainte est déposée, mais l’origine reste à établir
Action Protection Animale porte plainte après la découverte des 59 chiens et chats. La plainte doit aider à établir les responsabilités et les conditions de détention des animaux.
Les personnes mises en cause sont en garde à vue. Les enquêteurs recueillent leurs explications et examinent les conditions de détention.
Les constats, les examens vétérinaires et les éléments de l’enquête détermineront la qualification pénale. Le manque de nourriture, d’eau ou de soins peut caractériser des faits de maltraitance animale.
Pour des sévices graves, un acte de cruauté ou un abandon, l’article 521-1 du Code pénal prévoit jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. La justice peut aussi confisquer les animaux et interdire d’en détenir.
Si les faits entraînent la mort d’un animal, les peines peuvent atteindre 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. La justice fixera les peines selon les faits retenus.
Les 59 chiens et chats ont été découverts en état de négligence grave.
Vous pouvez signaler une maltraitance à la police ou à la gendarmerie. Vous pouvez aussi contacter les services vétérinaires de la Direction départementale de la protection des populations, ou une association de protection animale.
Précisez le lieu, les animaux concernés, les faits observés et leur fréquence. Des photos ou vidéos peuvent compléter le signalement, si vous pouvez les prendre sans danger et sans entrer sur une propriété privée.
En cas d’urgence, appelez le 17 ou le 112 si un animal est en danger. Vous pouvez aussi faire un signalement confidentiel et anonyme sur la plateforme Ma Sécurité, grâce à son formulaire en ligne.
Si vous êtes témoin d’une situation de maltraitance, signalez-la à la police ou à la gendarmerie, aux services vétérinaires de la DDPP ou à une association. Précisez le lieu et les faits observés. En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
Foire aux questions
Comment porter plainte contre le propriétaire d’un chien ?
Vous pouvez déposer plainte dans le commissariat ou la brigade de gendarmerie de votre choix. Vous pouvez aussi écrire au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu des faits, en précisant la date, le lieu, les faits, l’identité du propriétaire si vous la connaissez et les preuves dont vous disposez.
Que faire si vous ne pouvez plus garder votre chien ?
Contactez une association de protection animale ou un refuge pour chercher une solution adaptée. N’abandonnez pas votre chien : l’abandon est interdit et peut être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
